Discipline paramédicale très peu connue, l’ergothérapie s’attache à étudier l’environnement des personnes en situation d’handicap ou en perte d’autonomie. Beaucoup de personnes auraient tendance à trouver des similitudes avec le métier d’orthopédiste. Or, la fonction d’orthopédiste est beaucoup plus focalisée sur l’aspect chirurgicale et la réparation de la masse osseuse. En l’occurrence, l’ergothérapeute reste tout de même dans le prolongement de la discipline précitée.

Néanmoins, elle vise à comprendre la réalité des mouvements que peinent à réaliser un patient pour le confronter à toutes les réalités sociales qu’il affronte au quotidien. L’ergothérapie vise à restaurer les conditions de vie les plus optimales qui soient. Cette étude prend en compte l’analyse physique de la personne et les difficultés qu’elle rencontre au cours de la journée. Tout le diagnostic s’efforce de trouver les moyens matériels pour contrer les lacunes auxquels une personne dépendante a besoin.

L’ergothérapie : une profession très jeune en France

L’ergothérapie croque de plus en plus de terrain en France. Les causes essentielles sont éventuellement les réalités qui touchent le monde du handicap et du maintien à domicile. Cette discipline née outre-Atlantique s’est développée dans l’Hexagone selon les nécessités sociales des années 1950. Les leçons tirées des deux guerres mondiales ont eu raison du nombre d’infirmes dans notre pays. D’où la nécessité de trouver des réponses fortes pour repenser la réinsertion sociale de ces personnes. 

Aujourd’hui, cette discipline suscite un intérêt encore plus vif avec l’explosion des papys boomers. En effet, toute la génération des personnes nées dans les années 1950 forment une partie croissante de la population française. Cette pyramide des âges inversées visent donc à repenser l’ergothérapie dans le cadre de l’indépendance des personnes âgées et la perte de réflexes. 

Malgré l’évolution sociale, la discipline se cantonne auprès d’un public large et divers.

Les formations diplômantes : vers une timide progression au cours de la décennie 2020

Pendant des années, les CHU de Paris et de Nancy ont été les promoteurs de cette profession si particulière. En effet, les hôpitaux et cliniques furent les institutions précurseurs du développement de la discipline. L’un des cas les plus typiques concerne une personne accidentée de la route ou autre qui suite à une sortie d’hôpital doit apprendre à réadapter sa vie et ses réflexes à domicile. 

Aujourd’hui, dans plus d’une vingtaine de moyennes et grandes villes dans le pays, il existe plus d’une vingtaine d’IFE (institut de formation à l’ergothérapie). Plus de 1000 élèves en sortent licencier pour l’heure. Ce diplôme peut aussi déboucher sur la poursuite du cursus vers un master ou doctorat. Néanmoins, il est aussi possible de préparer le diplôme d’État bien plus gratifiant nécessitant au préalable cinq ans de pratique.

Les ergothérapeutes : une même fonction pour des profil bien différents

De nos jours, le métier manque de candidats. Ce sont donc les générations actuelles d’étudiants qui gonfleront les rangs de la discipline pour les prochaines années. Néanmoins, on observe que pour un but identique, les ergothérapeutes pratiquent leur métier dans un environnement très hétéroclite. Voici les structures auxquels ces spécialistes sont susceptibles d’évoluer : 

  • Le cadre traditionnel de l’hôpital, des cliniques, centre de rééducation ou spécialisé.
  • Cabinet indépendant en tant que profession libérale avec suivi à domicile
  • Entreprise privée spécialisée dans l’aménagement et l’accessibilité de l’habitat. Pour plus d’information, consultez le lien suivant : https://capvitae.fr/ergotherapie-toulouse/.

 Ces entreprises ont pour but de proposer des solutions matérielles adéquates pour faciliter l’indépendance à domicile des personnes en perte d’autonomie ou en situation de handicap. Ici, l’ergothérapeute étudie tout le processus de réadaptation de la personne et propose une solution personnalisée.

  • Mission de consultant pour les projets urbains.

Dans ce cas précis, un collège d’ergothérapeute peut être sollicité pour des missions à caractère public ou d’intérêt général. Cela peut par exemple prendre la forme de conseil pour le chantier de rampes spécifiques ou de plateformes élévatrices sur tout ce qui concerne le domaine public de l’État ou du ressort des collectivités territoriales. L’influence des lois en faveur du handicap a grandement influencé l’intervention de l’ergothérapie dans cette branche. 

  • Consultations spécifiques en amont par des designers et fabricants de matériel médical (lit médicalisé, solution de transfert en plafond, élévateurs d’hygiène, monte escalier…).